Mumpreneur solo - bilan des 3 premiers mois

Ouaw.
Je ne sais pas vraiment quel mot pourrait résumer ces 3 premiers mois de ma nouvelle vie... Mais ce que je peux te dire c'est que j'ai beaucoup appris, notamment à lâcher-prise et à voir les choses en face.


De mumpreneur à mumpreneur en mode solo


Depuis que Paul, mon petit bout de bientôt 3 ans, est né, je m'occupe de lui. A partir de ses 4 mois, il est allé chez une nounou, afin que je puisse travailler la journée. Mais tout ce qui concerne Paul (RDV médicaux, achat de nouveaux habits / chaussures, repas...) a toujours été à ma charge. Son papa travaillait beaucoup et n'était pas présent.
Cela a toujours été source de conflits car développer une entreprise ET tout gérer à la maison, c'est vite compliqué (je t'en parle mieux dans cet article).

Et finalement, en novembre dernier, la séparation a eu lieu. Nous étions d'accord sur une chose : ça n'allait plus. Par contre, là où nous n'étions pas d'accord c'était sur l'issue. Pour moi, il y avait des tas de solutions que l'on pouvait mettre en place pour ne pas en arriver là. Mais mon point de vue n'était pas partagé.
Donc, en 2 semaines, je me suis retrouvée dans la maison de famille en bord de mer (oui je sais il y a pire !), à tout devoir repenser et réorganiser. Et surtout, en total solo...


Priorité à la réorganisation


Pour ne pas bouleverser encore plus Paul, j'ai souhaité lui garder son repère principal : sa nounou. Mais celle-ci est à 35 minutes de route (plutôt 45 avec les embouteillages)... et je bosse de la maison. Donc 2h30 de route pour moi chaque jour.

Dès le début, je suis passée à l'action en mettant des choses en place :
  • Préparer le petit dej la veille au soir en mettant tout sur la table
  • Préparer les biberons du soir et du matin aussi pour gagner du temps
  • Préparer les habits (les siens et les miens) la veille au soir
  • Organiser les menus à l'avance, en m'appuyant sur une liste de plats pas casse-tête à faire le soir

    Clairement, le point petit dej n'a pas tenu longtemps. Malheureusement, on se retrouve parfois à le prendre dans la voiture (surtout moi, voire pas du tout...). On commence à avoir un meilleur rythme, car j'ai décidé de lâcher-prise encore plus.
    Menus de la semaine


    Apprendre à lâcher-prise


    Afin d'être à l'heure chez nounou, je dois partir à 8h. Mais avec un réveil à 7h (franchement, avant j'ai du mal !), ma chienne à faire manger et à sortir, Paul à préparer (en mode petit garçon de deux ans : parfois c'est facile, parfois c'est course-poursuite avec le gant de toilette).... j'étais toujours en stress.

    Puis, vu toute la route que je fais chaque jour, je me suis dit que je n'étais plus à 10 minutes près. Donc parfois, on part à 8h20 et ce n'est pas grave ! Au moins, on profite plus, y a moins de stress et Paul prend son petit déjeuner à la maison.

    J'ai aussi lâché sur la télé qu'il regarde un peu plus. J'essaie de ne pas la lui faire regarder tous les jours, ni trop longtemps, mais parfois ça me permet d'aller prendre ma douche avant 22h ce qui est pas mal (bon avec la porte ouverte qui donne sur le salon pour le surveiller mais c'est déjà mieux !).

    Ah oui et aussi :
    • Si tous les jouets ne sont pas rangés le soir, je ne vais pas en mourir
    • Si je sors pas maquillée et en mode zombie tant pis
    • Si on mange des pâtes avec du jambon deux fois dans la semaine, je ne suis pas une mauvaise mère
    • Si je dois décaler un peu mon planning boulot, je survivrai
    • Si je meurs d'envie de faire une soirée Netflix mais que ce n'est pas possible, je reste positive et la reporte


      Gérer les émotions


      Le premier mois a été très compliqué.
      Déjà pour moi, qui n'acceptait pas cette situation. Car je trouve qu'il n'y a rien de pire que de voir tout un tas de solutions mais la personne en face qui ne veut même pas essayer. Ça m'a rongé au début, maintenant on va dire que je m'y suis faite.

      Mais cette séparation a surtout été très compliquée pour Paul. Il acceptait encore moins que moi le fait que papa et maman ne soient plus dans la même maison. Il a été rassuré quand il est allé chez son papa au bout de 15 jours. Mais clairement, ce n'est pas simple pour lui. Et c'est horrible de le voir partir avec sa petite valise tous les 15 jours... un enfant de cet âge ne devrait pas avoir à vivre cela...

      De mon côté, je vais être honnête avec toi : le fait de devoir tout réorganiser, tout gérer et être là pour Paul m'a empêché de réaliser vraiment ce qui se passait. Ce n'est que lorsque Paul est parti en week-end chez son père que j'ai pu me poser et commencer à encaisser le coup.
      Mais je reconnais que je suis du style à avancer, j'ai du mal à m'apitoyer sur mon sort... et je profite aussi de certains week ends pour bosser car la semaine, c'est chaud !!


      Passer à l'action


      Dès le début, je me suis dit que je ne devais pas me laisser abattre. La vie ne m'arrive pas À moi mais POUR moi. Et hors de question de me retrouver à déprimer sur le canapé toute la journée. Pour mon fils, pour mon entreprise, et pour moi-même c'était inimaginable.

      Donc j'ai mis des choses en place :
      • J'ai écouté des livres du Docteur Amen, expliquant comment fonctionne notre cerveau et comment faire pour être au top
      • J'ai mis en place ses conseils (du moins une partie) comme : manger des fruits chaque jour, prendre des compléments alimentaires ciblés, faire 10 000 pas par jour, bouger / faire du sport
      • Je me suis replongée dans toutes mes notes prises avec mon coach Tony Robbins
      • J'ai participé à un événement en développement personnel qui m'a reboosté
      • Je me suis inscrite à un autre événement de développement personnel que j'avais déjà vécu en "vrai", et qui se tient en virtuel désormais
      • Je me suis créé un grand calendrier sur l'année pour essayer d'avoir une vision d'ensemble sur une année totalement floue (vu que je ne savais pas encore quand j'allais déménager et où) et j'ai posé des dates clés pour avancer dans mon business
      • Afin de gagner un peu de temps et de bien-être (pour Paul comme pour moi), je fais venir une baby sitter le mercredi à la maison. Comme ça, pas de route le mercredi, et c'est devenu ma journée la plus productive de la semaine !

        Aujourd'hui, cela devient plus clair car j'ai enfin une date (et un lieu) de déménagement !


        Prendre le temps nécessaire


        Dormir, lire, ne rien faire. Cela fait aussi partie du processus.

        Les journées se ressemblent beaucoup :
        • Je me lève, me prépare en coup de vent, puis je m'occupe de Paul (et de mon Saint Bernard)
        • J'amène Paul chez la nounou et reviens vers 9h45
        • Je prends mon petit dej si je ne l'ai pas fait avant
        • Je travaille ou gère tout un tas de petites choses galères (les détails de la garde, trouver une maison, l'administratif de ma société, la pharmacie, les courses...)
        • Je travaille
        • Je pars vers 16h45 et je vais chercher Paul
        • On arrive vers 18h40, on joue, on se prépare pour le soir, on mange et je le couche
        • En général après ça, il est déjà 21h30 et je n'ai plus la force de faire grand chose. Donc je lis un peu et je dors !

          Et si je ne le sens pas, je ne me force pas à travailler. Paul a peur que je parte aussi, et il s'incruste dans mon lit la nuit assez régulièrement. Du coup, je ne dors pas toujours très bien (il est petit mais il tient de la place !).
          J'essaie de ne pas trop combattre les émotions. J'ai déjà fait deux journées improvisées en mode Netflix sous la couette et déprime. Et ça m'a fait un bien fou.

          Apprécier


          Apprécier tout le positif


          Je sais que, malgré la situation, j'ai une chance extraordinaire. Je suis en bonne santé avec mon bout de chou, dans une belle maison en bord de mer. On peut profiter du grand air, faire des soirées "apéro" (plateau avec des toasts, mini saucisses, olives... que l'on mange dans le salon)...
          On va voir les flamants roses, on joue sur la plage, il apprend à faire du vélo, et je lis de plus en plus de romans pour me déconnecter.

          Je profite également de la route pour écouter des livres audio (comme tu peux t'en douter, j'en écoute pas mal en ce moment !!).
          Et puis j'ai une chance extraordinaire d'avoir une famille en or. Même s'ils ne sont pas géographiquement proches, ils me soutiennent et ils sont là quand j'en ai besoin. J'ai même convoqué une réunion de famille sur Zoom et ils étaient prêts avant moi : c'est vraiment super.
          Merci également à toi, à toute ma communauté qui m'a soutenu et encouragée dès le début. J'ai reçu et reçois encore énormément de messages qui me vont droit au coeur. Je sais que je ne suis malheureusement pas la seule dans ce cas, alors si mon partage peut aider, je le fais volontiers.


          Vivre en mode #JASSURE


          Dès le début de toute cette aventure de mumpreneur solo, je me suis pris dans la figure mon nom de marque. L'ironie la plus totale qui me criait : "Ah oui, tu es en mode #JASSURE ? Et bien prouve-le !".

          J'ai souvent eu l'envie d'écrire #JASSURE PAS sur mon t-shirt. Mais finalement, c'est ça aussi le mode #JASSURE : accepter que tout ne soit pas parfait.
          Et surtout, cela m'a ouvert les yeux sur une chose clé : j'ai vraiment créé l'entreprise que je voulais ! Car même dans les moments les plus sombres, j'ai toujours eu cette envie de travailler. Pas juste pour bosser ou pour faire du chiffre. Mais bien parce que ma mission me porte.

          J'ai créé la marque #JASSURE pour aider les indépendantes à vivre enfin de leur activité. Et je me suis aperçue que ce système #JASSURE que j'ai mis en place au fil du temps est vraiment ce qui permet de développer une entreprise au top, mais aussi d'essuyer les tempêtes.
          Même si les doutes surgissent, même si les obstacles sont importants, je sais quoi faire pour avancer en mode #JASSURE. Et cela inclut aussi les journées déprime devant Netflix si c'est nécessaire !


          Alors pour résumer ces 3 premiers mois, j'ai énormément appris et grandi. Je ne sais pas du tout comment Paul va vivre tout ça en grandissant, n'ayant jamais été dans sa situation. C'est stressant de lui faire vivre ça, mais je sais une chose : je vais m'adapter et l'accompagner au mieux dans notre nouvelle vie.
          Être entrepreneure et maman, c'est ma double force. Car je peux créer la vie que je veux, être présente pour mon fils et en même temps, je ne suis pas seule (ça occupe un enfant 😅).
          Et puis je vais bientôt déménager et me rapprocher de ma famille... la suite au prochain numéro !

          ***Et si tu veux en savoir plus sur le système #JASSURE, je t'invite à me rejoindre pour mes webinars gratuits en cliquant ici.
          Mots clés: Mumpre, Mumpreneur

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