10 choses à faire pour planter ta boîte

Cet article est dur à écrire car je dois t'en dire un peu plus sur le côté obscur de la force... et parler d'échecs (oui, avec un "s").

Même si j'essaie d'être transparente, je ne le suis jamais totalement car c'est dur de parler de négatif (ça a l'air beaucoup plus simple quand tu vois les autres le faire 😅). Sauf qu'en 12 ans d'entrepreneuriat, j'ai connu beaucoup d'échecs. J'ai échoué à trouver des investisseurs pour ma start-up, j'ai frôlé la liquidation judiciaire, j'ai fait face à de grosses difficultés financières, changé de modèle économique, modifié mon offre, ma cible.... 

Bref, voici 10 choses à faire si tu veux planter ta boîte !

1 - Ne pas connaître tes chiffres

Oui je sais, je commence avec des chiffres... Moi la matheuse du dimanche, je te parle de chiffres... parce que c'est important.

Par connaître tes chiffres j'entend : 

  • Connaître tes stats (combien de personnes viennent sur ton site chaque jour ? Quels sont les posts qui marchent le mieux sur tes réseaux sociaux ? Quel est le taux d'ouverture de tes emailings ? etc...)
  • Savoir combien chaque client dépense chez toi (panier moyen par achat, cycle de vie du client...)
  • Chiffre d'affaires mensuel moyen (avec suivi quotidien)

Le fait de ne pas connaître ces chiffres fait que tu navigues à l'aveugle. Du coup, impossible de réajuster ta stratégie si nécessaire.

Quand j'avais mon agence de communication digitale, je m'étais lancée dans une série de vidéos courtes (format 1 minute) expliquant un terme marketing. Si je n'avais pas regardé les stats, je ne me serais pas aperçue que cela n'intéressait pas mon audience !

 

2 - Ne pas avoir d'objectif

Honnêtement, pendant des années je me suis dit qu'avoir un objectif ne servait à rien. Etant donné que cela ne me menait à rien, j'ai écouté mon coach et commencé à fixer des objectifs... ça marche beaucoup mieux depuis.

Le fait de ne pas avoir d'objectif rejoint ce que je te disais plus haut : tu navigues encore à vue. C'est l'équivalent de rester sur ton canapé devant Netflix en espérant que quelqu'un vienne sonner à ta porte avec un chèque d'un million d'euros à ton nom.

Avoir un objectif te permet de :

  • Savoir où tu vas 
  • Savoir définir les actions à mettre en place pour l'atteindre
  • Savoir si tu t'en approches ou même si tu l'as atteint
  • Mettre tout en place pour mettre "toutes les chances de ton côté" et faire en sorte que ton objectif soit effectivement atteint

Pas de panique si tout cela te stresse. Sache que l'on en parle en détail et que l'on dédramatise tout cela dans la Croisière #JASSURE

 

3 - Ne pas identifier de passager idéal

Après l'objectif, je te parle de l'autre point noir de mes premières années d'entrepreneuriat : le passager idéal.

Aussi connu sous le nom de coeur de cible, client idéal, persona... il (ou elle) est celui pour qui tu travailles. Non, je ne te parle pas de patron mais bien de ton client. Car au final, c'est bien pour ton passager idéal que tu bosses. Que tu crées ou vends ton produit. Que tu communiques. Que tu trimes.

Mais qui est-il ? Et quand je te demande ça, j'ai envie de rajouter "Qui est-il exactement ?".

Si tu dis "tout le monde" ou "une femme entre 18 et 65 ans"... désolée mais il va falloir creuser encore.

Même si tu vends un produit générique comme du rouge à lèvres, tu ne peux pas le vendre à tout le monde. Car le vendre à tout le monde au final, c'est le vendre à personne.

J'ai des tas d'exemples à te donner. Si on continue sur le rouge à lèvres, tu ne vas pas pouvoir vendre ton produit de la même façon à une jeune fille de 18 ans et à une femme de 65 :

  • Elles n'ont pas les mêmes problématiques
  • Elles n'ont pas les mêmes envies
  • Elles n'ont pas le même langage, les mêmes références, les mêmes connaissances....

Bref, l'objectif est de camper dans la tête de ton passager idéal afin de le connaître mieux que lui-même et d'avoir un produit (et un message) qui raisonne en lui comme une évidence.

Etant donné que ce n'est pas facile du tout de travailler sur cette étape, il y a une escale dédiée dans la Croisière #JASSURE ainsi qu'un document pour te guider pas à pas. C'est par ici.

4 - Ne pas avoir de produit phare

Lorsque tu es avec une copine dans la rue, et que celle-ci croise une amie à elle... comment te présente-t-elle ? "Oui, c'est untelle, elle fait euh... plein de choses"... Mouais...

Lorsque j'avais mon agence de communication digitale, on me présentait comme la fille qui a "une agence de com". Sauf que c'est suuuuuuper large. Et effectivement, nous faisions beaucoup de choses : création de site internet, gestion de campagne emailing, stratégies digitales, formations, gestion de réseaux sociaux, gestion de campagnes de pubs... 

Trop large me dis-tu ? Je te confirme. Si l'aventure s'était prolongée (j'ai démissionné pour créer ce qu'est devenu #JASSURE), j'aurai ciblé beaucoup plus. Par exemple : l'agence qui permet aux restaurants de gagner 20% de + de chiffre d'affaires grâce aux réseaux sociaux.

Parce que le problème avec un spectre de produits ou de services trop large, c'est que les gens ne retiennent pas (parfois même ils ne comprennent pas du tout ce que tu fais). Ils n'associent pas non plus ton produit ou service à quelqu'un qu'ils connaissent (et à qui ils pourraient en parler).

Avec l'exemple de mon agence de com, c'était tellement large que les personnes en face ne visualisaient même pas tout ce que l'on pouvait faire. Alors qu'en parlant des restaurateurs, direct la personne en face peut tout de suite identifier untel qui a un resto et à qui il va en parler.

Ma question pour toi est donc maintenant : quel est ton produit phare ? 

Et si tu ne sais pas par où commencer pour l'identifier ou même le créer, je t'accompagne dans tout le processus à bord de la Croisière #JASSURE.

 5 - Ne pas communiquer

Oui, quand on le dit cela paraît évident : si tu ne dis pas que ton produit ou service existe, personne ne le saura. Sauf que dans la réalité, on oublie souvent que sans communication, on a rien.

On se concentre sur ce fichu bug technique. 

On se met la pression pour finir toutes nos créations / cette nouvelle formation / ce nouvel ebook.

On regarde son compte en banque en se demandant comment dépenser moins...

Et pendant ce temps, on ne communique pas. Personne n'entend parler de toi.

Alors qu'au lieu de passer ton énergie à savoir comment économiser, tu pourrais la passer à gagner plus !

Le pire étant que pendant ce temps aussi, d'autres communiquent et te prennent du chiffre d'affaires. 

Si tu peux donc faire une toute petite pause dans la lecture de cet article et te caler dans ton planning de prévoir au moins une action de communication par jour, ce sera top. Post réseaux sociaux, vidéo, article de blog (que tu devras partager), email, flyer... le choix est à toi !

Je t'explique ces derniers éléments dans ce live :

 

6 - Ne pas prévoir (business plan minimal)

Ce sixième point rejoint celui de ne pas avoir d'objectif: si tu ne prévois pas, tu navigues à vue. Et quand on navigue à vue, on ne peut que réagir à ce qui nous arrive. 

Anticiper n'est pas simple. Mais tu as ton objectif, ton panier moyen (ou si tu commences, ton prix de vente et panier moyen espéré), donc maintenant tu peux t'attaquer à ton calendrier !

  • Quelles sont les opérations que tu vas mettre en place et quand (exemple : lancement produit, mise en avant gamme...) ?
  • Vas-tu faire des soldes / ventes privées et si oui, à quelles dates ?
  • Quelles sont les dates clés sur lesquelles tu souhaites rebondir ?

Ajouté à cela, n'oublie pas le travail de fond qui te permet de générer des revenus quotidiens :

  • Posts sur tes réseaux sociaux
  • Emailings réguliers
  • Publicités...

Tout cela va te permettre d'anticiper des périodes plus creuses que d'autres, mais aussi de savoir combien de revenus tu peux espérer (ou tu vises) chaque mois.

 

7 - Ne pas calculer tes coûts (et donc ne pas fixer le bon prix)

Un prix, ça ne se fixe pas au petit bonheur la chance.

Il ne se fixe pas non plus avec la boule au ventre et le stress de se dire "oh lala, je fais payer trop cher, personne ne va jamais acheter....". Ok, je sais qu'en réalité, ça se passe souvent comme ça !

L'objectif ici est de savoir combien ton produit (ou service) te coûte, et d'en tenir compte dans la fixation de ton prix.

Sans rentrer dans les détails, tu dois bien entendu tenir compte du coût de la matière première (pour un service, cela peut aussi être les logiciels que tu utilises), mais aussi du coût de maintenance éventuel.

Mais un prix c'est aussi représentatif de ta marque et de la qualité de ton produit. 

Quand tu te retrouves à payer pour que le client travaille avec toi (ce qui a été mon cas par moments quand j'avais mon agence de com), c'est très problématique !

 

8 - Ne pas avoir un business model solide

Par solide, j'entends un business model qui te permet de rentrer de l'argent sans avoir d'impayés.

Lorsque j'avais mon agence de communication, nous fonctionnions sur le modèle de base : 

  1. Je fais la prestation
  2. J'envoie la facture
  3. Le client me paie (parfois à 60 jours quand c'est entre pros)

Problème : il y a des clients qui ne paient pas ou pas tout de suite.

Au final, j'avais environ 15 000€ pas mois qui étaient dehors, et qu'il fallait relancer, passer du temps et de l'argent pour récupérer ce qui nous était dû.

Quand j'ai créé #JASSURE, mon point numéro un était de dire stop à tout ça et d'inverser le processus : les clients me règlent AVANT d'avoir accès à la prestation.

Certes, il y a des choses que j'ai adapté. Par exemple, tu peux payer la Croisière #JASSURE en plusieurs fois (voir ici) et c'est un risque que je prends, même s'il est minime.

Quelle que soit ton activité, je t'encourage donc à penser à cet aspect super super important !

9 - Ne pas croire en toi (le pire)

Tu es la seule à porter ton entreprise. Que tu sois effectivement solo, mais aussi si tu as des salariés ou des personnes qui bossent pour toi. Tu peux attendre de ton conjoint, de ta famille, de ton entourage ou des passants dans la rue qu'ils te soutiennent, mais c'est toi qui compte.

Tu dois croire en toi pour y arriver. 

C'est peut-être bateau, mais c'est vrai. Je suis entrepreneure depuis 2009 et si j'ai bien compris un truc, c'est qu'il faut avoir la bonne stratégie mais aussi le bon état d'esprit pour réussir.

Si tu te dis "bon sang, j'ai tout ce qu'il faut mais je n'y arrive pas", alors je te recommande de regarder un peu en toi. Peut-être y a-t-il des croyances limitantes, des doutes profonds qui viennent tout gâcher... 

Personnellement, j'y travaille tout le temps (c'est d'ailleurs intégré à tout ce que je fais, à mes formations etc), car je vois bien la différence quand je n'y crois plus. Et je parle de différence flagrante en terme de chiffre d'affaires.

 

10 - Espérer que ce sera toujours facile

Oui, je suis une personne optimiste. Celle qui voit le verre à moitié plein avec la possibilité de le remplir encore.

Mais là maintenant tout de suite... je préfèrerai aller dormir. Paul m'a réveillé à 4h du matin et a passé une mauvaise fin de nuit à faire des cauchemars. Résultat, j'ai un peu de mal.

Sauf que... je sais que ce ne sera pas toujours facile. Oui, il y a des moments où j'ai juste envie de me poser devant Netflix et ne rien faire. Et oui, il y a des moments où je le fait !!

Avoir son entreprise, la gérer seule, être aussi maman, c'est beaucoup de choses. Et parfois, on a juste pas envie. Il faut savoir s'écouter, mais aussi savoir si ce que l'on fait tient plus de la procrastination que de la fatigue réelle.

Personnellement, je me force à être disciplinée. Car la discipline, c'est ce qui va m'aider à atteindre mes objectifs et à vivre la vie que je veux. Alors aujourd'hui, je me suis assise devant l'ordi pour écrire cet article. 

Cela me rend fière, et va me permettre d'aller voir Netflix tout à l'heure en sachant que j'ai accompli un truc !

 

11 - (Bonus) - ne pas prendre soin de toi

Je viens d'aborder indirectement le sujet dans le point d'avant. Et crois-moi, ne pas prendre soin de toi ne va pas t'aider sur le long terme... PAS DU TOUT même.

Lorsque j'avais mon agence, je bossais environ 80h par semaine. En 3 ans, j'ai pris 4 week-ends de "vacances". Et sans surprise, cela m'a conduit au burn out.

Le type de burn out qui te provoque une crise de panique dès que tu essaies d'allumer un ordinateur. Autant te dire que je n'ai pas vraiment bossé pendant ce temps-là...

Je suis heureuse que ce burn out ait eu lieu avant que je sois devenue maman. Qui plus est maman solo d'ailleurs.

Car je sais que je dois prendre soin de moi. J'apprends chaque jour un peu plus à écouter mon corps et ses signaux de détresse. J'apprends à appuyer sur "pause" quand il le faut. 

Le temps "off" est même inscrit dans mon agenda... et je te conseille vraiment de faire de même. Car si tu n'as plus l'énergie ou que ton corps lâche, tu perds beaucoup plus que le temps d'une petite sieste.

Je te laisse méditer sur cela !

Et si tu veux que je t'accompagne dans la mise en place de tout cela, rejoins la Croisière #JASSURE ! C'est ma formation dédiée aux mumpreneurs qui veulent réussir. Clique ici pour en savoir plus.

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